Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à l'Assemblée nationale, le 23 juin 2026 à Paris ( AFP / Alain JOCARD )
Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a estimé récemment possible de questionner le caractère terroriste des massacres du 7-Octobre, est visé par une plainte pour apologie du terrorisme de trois victimes françaises des attaques, que l'AFP a pu consulter lundi.
Deux sont des survivants du festival de techno Nova, lieu du plus grand massacre de cette journée près de la frontière avec Gaza, avec plus de 370 morts. Le troisième rescapé est un policier, hors service à ce moment là, qui tombé sur un barrage, a tiré sur des assaillants et a été touché par cinq balles.
Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé la semaine dernière lors d'un rassemblement de soutien au militant d'extrême gauche Anasse Kazib, convoqué par la justice à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir célébré la "résistance palestinienne" le 7 octobre 2023, jour de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
Le leader de LFI a fait un long développement pour contester l'inscription dans le droit pénal de la notion "d'apologie du terrorisme" décidée pendant le quinquennat Hollande.
Cela "peut faire croire qu'en effet, il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme", a déclaré le candidat à la présidentielle dans cette intervention filmée et mise en ligne sur le site Révolution permanente, l'organisation d'Anasse Kazib.
"Car la question de la forme de la résistance que l'on oppose à une oppression et à une occupation, quel que soit l'avis qu'on puisse avoir entre nous et chacun pour soi, est une affaire qui se discute parce que le droit international sur ce point permet que cela soit discuté", a-t-il ajouté.
Cette "séquence vise à annuler le caractère criminel des actes commis le 7-Octobre pour leur donner la coloration de faits de résistance", a dénoncé Nathanaël Majster, avocat des trois victimes françaises, dans la plainte.
Ce "procédé constitue le délit d'apologie du terrorisme: transformation d'un crime en son contraire, sa transmutation en objet d'admiration assumé et la tentative de faire partager cette admiration et cet assentiment donné au crime par le plus grand nombre", conclut l'avocat.
"Les violences terroristes ne sont jamais acceptables, quelles que soient les victimes ou les circonstances. Les justifier un jour, c'est les justifier toujours. Permettre à un seul de le faire, c'est l'autoriser à tous", a aussi fustigé Me Majster dans un communiqué.
Sollicitée par l'AFP, LFI n'avait pas réagi dans l'immédiat.

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